Cinéma intercommunal Val de Gray
Notre coup de coeur !
Un polar politique jubilatoire et troublant
Jusqu'au 26 mai
Ceci est l’histoire vraie de Tony Kiristis, un homme ruiné à cause d’un emprunt. À Indianapolis, le 8 février 1977, il kidnappe le fils du courtier responsable de sa situation. Il réclame 5 millions de dollars et des excuses. La prise d’otage va durer 63 heures, sous les yeux de la télévision locale, puis nationale. L’Amérique se passionne pour cette affaire. Chacun choisit son camp. Tony est-il un criminel, ou simplement une victime qui réclame justice ?
Le retour de Gus Van Sant
Après 8 ans d’absence, Gus Van Sant nous livre un récit à la fois tendu et étrangement intime, où l’angoisse frôle l’absurde, transformant un fait divers sensationnel et son cirque médiatique en une étude poignante du désespoir et de l’abandon social. Autour d’une mise en scène virtuose, jouant sur la juxtaposition d’images, et d’une bande-son 70’ envoûtante, ce film est porté par un Bill Skarsgård bouleversant de vulnérabilité, entouré d’un Dacre Montgomery tout en nuance et d’un Pacino glaçant. Un polar politique jubilatoire et troublant.
Morgane Lainé - Cinéma Éden 3, Ancenis-Saint-Géréon
Touche-à-tout de génie du cinéma américain, Gus Van Sant ne cesse de portraiturer les laissés-pour-compte et les exclus du rêve américain. Qu’ils soient de la middle class, travailleurs pauvres, sur les routes, prostitués, toxicos, hétéros, homos, jeunes, vieux – toutes et tous plus ou moins marginaux, plus ou moins déclassés, engagés dans une lutte inégale contre la société pour faire valoir un droit à exister. Il se plaît à choisir ponctuellement ses (anti) héros et héroïnes dans la vie réelle ou à puiser son inspiration dans des faits divers. La Corde au cou, thriller haletant et minimaliste, adapté de la très véridique histoire de l’authentique Tony Kiritsis, fait partie de cette dernière catégorie. On comprend ce qui a intéressé le réalisateur dans cette histoire de prise d’otage, la première suivie en temps réel à la télévision.
Réalisation d’un classicisme élégant, ambiance groovy à souhait, réalité et fiction entremêlées, le réalisateur nous régale d’une parfaite reconstitution des années 1970 qui colle parfaitement à son duo d’acteurs. On s’attache malgré lui à cet escogriffe de Tony et à son épopée désespérée.
Le portrait du roi de la pop
Jusqu'au 2 juin
Redécouvrez l’histoire de Michael Jackson au-delà de la musique, depuis la découverte d’un talent hors du commun en tant que leader des Jackson Five, jusqu’à l’artiste visionnaire dont l’ambition créative a alimenté une quête incessante pour devenir le plus grand artiste au monde. Mettant en lumière sa vie hors scène et ses performances les plus emblématiques de ses débuts en solo, le film offre au public une place au premier rang pour découvrir Michael Jackson comme jamais auparavant.
Séances en version francaise / version anglaise sous-titrée
Jaafar Jackson est le neveu du roi de la pop. Pendant deux ans, il s’est imposé une discipline quasi monastique. Danse quotidienne jusqu’à "se brûler les pieds", étude obsessionnelle d’archives, lecture d’écrits personnels/ Il est même allé jusqu’à transformer une pièce entière sa demeure en salle de recherche, tapissant les murs de citations et de repères de vie de Michael Jackson.
Contre toute logique, Antoine Fuqua a choisi de filmer les performances scéniques dès le début du tournage. Le but ? Plonger immédiatement Jaafar Jackson dans le grand bain et lui permettre de trouver sa légitimité dans le rôle. Une stratégie risquée — mais payante, car ces scènes ont servi de socle émotionnel pour tout le reste du film.
Le projet a été chamboulé par de nombreux événements. De son vivant, Michael Jackson avait fait rédiger un contrat stipulant l'interdiction à d'éventuels biopics sur sa vie de mentionner ses démêlées judiciaires et les accusations de pédophilie à son encontre. La dernière partie y faisant référence, Antoine Fuqua a dû re-tourner toutes les scènes finales et le film sort finalement en avril 2026.
Entre fantasme et réalité
Jusqu'au 26 mai
Rémi ne s’est pas remis d’un chagrin d’amour et depuis, il partage sa vie avec une poupée, Audrey. Cependant, le jour où Patricia, une intérimaire, arrive dans son entreprise, Audrey devient vivante. Les deux femmes vont bouleverser la vie de Rémi… pour le meilleur ?
Les relations hommes/femmes, les biais qui les construisent et les entravent, sont les sujets de prédilection,de la réalisatrice Sophie Beualieu : articuler un récit autour d’une poupée qui, soudain, prend vie me semblait donc être un bon moyen d’interroger certains schémas de pensée sur ces sujets. Car Audrey, la poupée de mon film, n’a pas d’histoire, quand elle devient vivante. Elle arrive au monde avec un premier degré plein de bon sens, une logique implacable.
Je me suis accrochée aux émotions de mes personnages, pour ne pas tomber dans la caricature. Je ne me moque jamais de mes personnages, j’ai beaucoup d’affection pour eux. Ainsi Rémi, comme beaucoup d’hommes, subit les injonctions associées à la masculinité. Mais il est rattrapé par sa sensibilité, et entretient un rapport au monde compliqué, presque excentrique. Pour finir, je montre simplement qu’il a une vulnérabilité derrière ses postures d’un homme qui vit avec une poupée. Les gens qui m’intéressent sont ceux qui, comme Rémi, essaient de se plier à des normes mais n’y arrivent pas.
"Pour son premier long métrage, Sophie Beaulieu fait mouche avec cette comédie teintée de fantastique et de féminisme qui pose un regard joliment incisif sur notre société." La Croix
C'est l'enfer de la mode
LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA 2
Jusqu'au 26 mai
Miranda, Andy, Emily et Nigel replongent dans l'univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l'élégance est une arme redoutable.
Suite réussie, « Le diable s'habille en Prada 2 » explore avec malice l'évolution de la presse, de la mode et des ambivalences de notre relation au travail. Meryl Streep brille encore en diablesse stylée.
Drôle de facteur
Jusqu'au 26 mai
Un petit village de province prépare sa fête patronale. Le grand jour venu, François voit dans une baraque foraine un documentaire sur la poste aérienne aux États-Unis. Piqué au vif par les quolibets, il annonce son intention de faire une tournée «à l'américaine» et s'élance aussitôt sur son vélo. Le résultat tient plus de la comédie burlesque que de l'exploit technologique...
Réalisé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le film surprend par sa force comique et l’innocence qu’il véhicule. Comme dans ses autres films, Jacques Tati y joue le personnage central, celui dont la simple présence entraîne des accidents absurdes et grotesques autour de lui. Il en est souvent victime, mais en bon communicant que se doit d’être un facteur, il partage sa maladresse maladive. Le gag, à peine esquissé ou plus voyant, est en tout cas omniprésent. Le rire naît de la répétition et de l’accumulation des gags, de leur exploitation jusqu’à épuisement de la matière comique, de l’aspect caricatural des personnages, ainsi que des paroles et des bruits qui se confondent dans un même langage. Jour de fête est un de ces classiques du cinéma qui réunit petits et grands autour d’une joie de vivre teintée de nostalgie.
Un récit de filiation
Jusqu'au 26 mai
Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina, adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte atlantique et rencontre tout un pan de sa famille paternelle qu’elle ne connaît pas. L’arrivée de Marina va faire ressurgir le passé. En ravivant le souvenir de ses parents, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et les hontes…
Je viens d’une grande famille remplie d’histoires, elle est devenue ma principale source d’inspiration. Les relations familiales me fascinent parce que nous ne les choisissons pas. Mon père est mort quand j’avais trois ans et ma mère quand j’en avais six, tous les deux du sida. À 18 ans, je suis partie à la rencontre de la famille de mon père pour découvrir l’histoire de mes parents. Mes parents étaient jeunes lors de la transition démocratique de l’Espagne des années 1980, une période de liberté et d’expérimentation pendant laquelle la jeunesse s’est détachée des valeurs héritées d’une société profondément catholique et conservatrice. Cependant, cette période de liberté tant attendue, connue sous le nom de « La Movida », a également entraîné une crise de l’héroïne, faisant de l’Espagne le plus haut taux de mortalité lié au sida en Europe. Mais ces histoires ont souvent été réduites au silence.
Romería est un film sur la mémoire, sur les moments familiaux que nous ne saisirons jamais complètement. J’ai tenté de reconstituer l’histoire de mes parents à travers les souvenirs de ma famille et ceux qui les ont connus, mais je n’ai pas réussi. Évidemment, la nature intrinsèquement fragmentaire de la mémoire entre en jeu, mais le principal obstacle est la stigmatisation qui entoure le sida et brouille ces souvenirs. Cette histoire vise à retrouver l’héritage d’une génération oubliée qui a subi les doubles conséquences de la dépendance à l’héroïne et de l’émergence d’un nouveau virus. C’est une partie de la mémoire historique de l’Espagne qui mérite d’être revisitée. Frustrée par l’impossibilité de découvrir l’intégralité de l’histoire de mes parents, j’ai opté pour la création du souvenir qui me manquait. Peut-on fabriquer nos propres souvenirs lorsqu’ils n’existent pas ? Pour se façonner une identité, je crois que nous pouvons - et devons - établir une relation plus saine avec le passé. Pour ça, heureusement, j’ai le cinéma.
La saga Star Wars de retour
À l'affiche jusqu'au 26 juin
La chute du maléfique Empire Galactique a précipité la dispersion des seigneurs de guerre impériaux à travers la galaxie. Pour protéger tout ce pour quoi la Rébellion s'est battue, la jeune Nouvelle République décide de faire appel au légendaire chasseur de primes mandalorien Din Djarin et son jeune apprenti Grogu.
The Mandolarian and Grogu signe le grand retour de la franchise Star Wars au cinéma depuis 2019 avec L’Ascension de Skywalker. Pedro Pascal reprend son rôle du Mandolarien Din Djarin, qu'il avait déjà dans la série. Aux côtés de Din, on retrouvera également le tout mignon (et puissant !) Grogu. Comme dans la série, Grogu, un bébé de la même espèce que Yoda, a été créé avec la technique de l'animatronique.
Au coeur des années 1980
À l'affiche jusqu'au 12 mai
Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est « déjà plus » un enfant et qu’il n’est « pas encore » un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.
Délicieusement ancré dans les années 1980, ce nouveau film du duo Toledano / Nakache évoque un sujet atemporel : ce moment fragile, tumultueux et pas toujours heureux où l’on quitte le monde de l’enfance pour celui des adultes. Quelles que soient les époques, il y a des ados qui baratinent les adultes pour arriver à leurs fins et franchir les limites savamment posées au préalable. Et il y a la musique, qui donne les palpitations et rythme les élans du cœur.
Ce film est peut-être le plus personnel et le plus intime d’Eric Toledano et Olivier Nakache. La tendresse pour ce couple parental autant que les souvenirs d’adolescents infusent tout le film d’un doux parfum de nostalgie qui va très vite enivrer aussi le spectateur. Généreux et drôle, empathique et fraternel, c’est un film qui raconte aussi, en creux, la vie de ceux qui sont nés et ont grandi ailleurs et on fait leur trou dans ces cités de banlieue.
Marcher pour se sauver
À l'affiche jusqu'au 12 mai
Fred et Adam, un adolescent en rupture, ne se connaissent pas. Pourtant, grâce à une association, ils entreprennent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un lien fragile se tisse. Face aux épreuves du chemin, chacun découvre en lui une force insoupçonnée.
Inspiré d’une histoire vraie
Inspirée d'une histoire vraie et d'un programme de réinsertion par la marche, magnifiée par les paysages traversés, cette aventure humaine, qui parle de transmission et de seconde chance, invite à contempler et à se reconnecter à l'essentiel.
J’aime toujours mélanger le grand spectacle et l’intime. J’avais très envie de filmer les personnages minuscules parfois dans cette nature imposante puis de me rapprocher d’eux quand ils commençaient à se recentrer. Les repérages ont ainsi constitué la plus grande partie de la préparation du film.
Ce qui m’a intéressé dans cette histoire, c’est que les deux personnages, le jeune et l’adulte, partaient avec les mêmes handicaps sauf que ceux de Fred sont socialement mieux acceptés. Enfin, il y a le fait que quand on part pour une marche aussi longue on ne prend matériellement que l’essentiel et que l’on se dépouille aussi intellectuellement du superflu pour se retrouver face à soi-même.
Alexandra Lamy : Mêler un peu d’humour à l’aspect éducatif du rôle sans pour autant basculer dans la comédie, tout en lui donnant de l’urgence et une vraie droiture n’était pas si simple. Il fallait trouver le bon rythme de cette prof qui assène les consignes, qui dit non mais qui est aussi une mère.
Cinémavia, cinéma intercommunal Val de Gray
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