Cinéma Cinémavia, 3 Quai Mavia, 70100 Gray

Cinéma intercommunal Val de Gray

REVUE DE QUINZAINE

La sélection

Du 10 au 23 juin

Notre coup de coeur !

Au coeur d'un ensemble

NOUS L'ORCHESTRE

Jusqu'au 23 juin

Comment jouer ensemble sans se sentir disparaître dans la masse ? Comment contribuer à quelque chose de plus grand que soi ? Comment cohabiter des dizaines d’années sans que le groupe explose ? Quel rôle joue vraiment le chef d’orchestre ? Pour la première fois, caméras et micros se faufilent entre les musiciens de l’Orchestre de Paris, sous la baguette de leur jeune chef prodige, Klaus Mäkelä. Une immersion totale pour partager leurs expériences, l’émotion et la beauté, au cœur de la musique en train de se faire.

Grand prix documentaire musical - FIPADOC 2026

Que l’on soit mélomane, musicien ou pas : qu’importe ! Chacune et chacun trouvera la porte d’entrée pour embarquer dans ce flot d’humanité. 

Dans un orchestre, c’est un défi intense que de rester soi-même tout en oubliant sa petite personne pour s’inscrire dans le collectif. C’est vertigineux. La caméra pénètre dans ce grand corps vibrant, prélude à la brillante composition de sons, d’images et de musique concoctée par Philippe Béziat, en véritable virtuose qui part à la recherche de l’accord parfait. Il ne se contente pas de filmer les éléments, il les déstructure, les restructure, joue avec leurs rythmes, leurs textures. Le réalisateur rend perceptible l’invisible, transcende les plus infimes expressions des êtres qui œuvrent ensemble, à commencer par celles de Klaus Mäkelä, le jeune chef prodige finlandais. Qu’on ne s’y trompe pas : il faut tellement plus qu’un métronome pour que 120 cœurs battent à l’unisson !

Philippe Béziat nous plonge au plus profond de la musique en train de se faire, au plus près de l’intimité collective des musiciennes et musiciens, de leurs émotions, de leurs réflexions. Comment jouer ensemble sans se sentir englouti dans la masse ? Comment travailler en harmonie sans que le groupe n’explose  ? Quel rôle joue précisément le chef d’orchestre ? Autant de questions, autant de mystères abordés dans ce magnifique « documentaire-symphonie ».

Plaisir et révolution

POUR LE PLAISIR

Jusqu'au 09 juin

Fanny et Tom sont mariés et heureux depuis vingtans. Mais un jour un secret éclate : Fanny n’a jamais eu d’orgasme. Tom, ingénieur, décide alors de relever un défi audacieux : créer l’objet qui révolutionnera le plaisir féminin. Ensemble, ils se lancent dans cette quête aussi déjantée qu’émouvante qui va transformer leur couple. Jusqu’où iront-ils ? Loin, très loin.

Un duo Lamy/Cluzet efficace

Comment évoquer l'orgasme féminin au cinéma ? De bien des manières, dont celle de la cinéaste Reem Kherici qui s'est inspirée de l'histoire des créateurs d'un jouet sexuel, le Womanizer. Pour le plaisir raconte l'histoire de Fanny (Alexandra Lamy) et de Tom (François Cluzet) qui s'engagent main dans la main sur les marches du plaisir.

Pour évoquer ce sujet brûlant au cinéma, Reem Kherici a choisi le comique de situation.

Au coeur de la famille

LE SECRET DES MÉSANGES

Jusqu'au 23 juin

Conseillé à partir de 6 ans

Lorsque Lucie arrive à Bectoile pour les vacances, elle n'a aucune idée des aventures qui l'attendent. Sa mère y mène des fouilles archéologiques. Cette dernière a grandi dans ce même village qui est aussi le théâtre d'un secret de famille que Lucie s'apprête à découvrir. Guidée par un couple de mésanges et avec l'aide de son nouvel ami Yann, Lucie est bien décidée à se plonger dans son histoire familiale.

Une animation en papier découpé

Connaître au mieux l’histoire de ma mère, mon histoire, était devenue ma quête. Je réalisais combien cette expérience qui prenait pourtant racine dans un drame avait été pour moi d’une grande richesse. Je peux dire que cette histoire familiale est sans aucun doute à l’origine de mes dessins, des thématiques de mes scénarios et des films d’animation que je réalise. A travers l’histoire de Lucie, avec distanciation, de manière fantasmée, romancée, je raconte ce qu’a été cette aventure, les émotions que j’ai traversées. A travers ce film, ce que je veux transmettre c’est comment chacun de nous, en osantexplorer sa propre histoire familiale, avec volonté et courage, peut y découvrir un trésor.

Tout le charme de la technique d’animation en papier découpé réside dans la simplicité de ses formes et l’humilité des matériaux utilisés. L’imagination est la seule frontière. Cette approche artisanale permet de créer une animation à partir d’éléments concrets : personnages, décors, accessoires… chaque détail façonné à la main donne vie à un univers poétique et singulier.

Un récit douloureux

L'ABANDON

À l'affiche jusqu'au 23 juin

Film avec avertissement

Tout le monde connaît le nom de Samuel Paty, mais peu de gens connaissent réellement son histoire. Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, est assassiné à la sortie de son collège. À la lumière des enquêtes et des procès, ce film revient sur ses onze derniers jours, et l’engrenage qui a conduit à sa mort tragique.

D'après le livre Les Derniers Jours de Samuel Paty de Stéphane Simon

Présenté hors compétition au dernier Festival de Cannes, le film met en lumière l'engrenage qui a mené à la mort de Samuel Paty, déclenché par un mensonge : une élève, n'ayant pas assisté au cours sur la liberté d'expression et les caricatures de Charlie Hebdo, a faussement affirmé que le professeur avait demandé aux élèves musulmans de quitter la salle. Cette fausse information a provoqué un emballement sur les réseaux sociaux et l'intervention du père de l'élève.

Le cinéaste Vincent Garenq a adopté une approche quasi journalistique. Il a lu tous les documents d'enquête et assisté aux procès afin de restituer les faits avec rigueur et éviter la dramatisation excessive de l'histoire.

Revue du film sur Critikat

Amours et mensonges

LA VÉNUS ÉLECTRIQUE

Jusqu'au 23 juin

Paris, début du XXe siècle. Persuadé que sa femme Irène est morte par sa faute, Antoine Balestro, peintre en vogue, n’arrive plus à se remettre au travail et désespère Armand, son galeriste. Un soir, en quête de pardon, Antoine, ivre, tente d’entrer en contact avec Irène par l’intermédiaire d’un médium. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste saltimbanque.

Film d'ouverture du Festival de Cannes 2026

Chez Pierre Salvadori, la fiction n’a jamais cessé d’être mise en abyme à travers une somme de mensonges, de rendez-vous arrangés, de masques. Toutes ces drôles d’histoires, ces histoires incroyables, ont depuis le début témoigné d’une même conviction, ferme dans sa mélancolie : la croyance en l’illusion (de l’amour) vaut bien la réalité, au moins pour un temps.

Salvadori dispose un embranchement de mensonges et de faux-semblants impliquant Suzanne, une foraine qui par un concours de circonstances s’improvise spirite auprès d’un peintre talentueux mais dépressif, Antoine, hanté par le souvenir de sa bien-aimée Irène. S’ajoute Armand, l’ami marchand d’art du veuf qui, saisissant tout de suite la supercherie, mais aussi ses vertus – en croyant entrer en contact avec le fantôme de la défunte, Antoine retrouve l’envie de peindre –, décide d’apporter sa pierre à l’édifice. Tout le monde se ment et joue un double jeu, mais le spectacle comme le mensonge deviennent la condition de l’avènement d’une vérité émotionnelle.

Sous son vernis fantasmagorique, La Vénus électrique ressemble ainsi à un oignon dont la narration s’applique à faire tomber les couches, dans un mouvement qui tient à la fois de la complexification et de la clarification : chaque nouvelle strate vient approfondir le récit en même temps qu’elle précise son propos.

Un récit tendu

LES GOÛTEUSES D'HITLER

Jusqu'au 23 juin

Durant la Seconde Guerre mondiale, Rosa est recrutée comme goûteuse pour le chef du parti nazi, Adolf Hitler. Trois fois par jour, la jeune femme et d'autres camarades doivent manger afin de s'assurer que la nourriture n'est pas empoisonnée. Chaque bouchée sera peut-être la dernière.

Adaptation du roman La Goûteuse d'Hitler (Le assaggiatrici) de Rosella Postorino

Mariée depuis quatre ans à un homme qu’elle n’a revu qu’une seule fois, Rosa n’a d’autre choix que d’accepter (contre une rémunération conséquente) de venir trois fois par jour dans le QG nazi pour goûter la nourriture préparée à l’intention d’un Adolf Hitler reclus et paranoïaque, convaincu (à raison) qu’on veut attenter à sa vie. Les journées des goûteuses, survivantes quotidiennement en sursis, sont rythmées par ces repas mortifères. Elles alternent entre l’angoisse de mourir dans d’atroces souffrances et la satisfaction, malgré tout, d’avoir le ventre plein. Ses camarades sont curieuses de cette jeune Rosa, si élégante, qui vient de la capitale. La soldatesque relâche un peu sa surveillance, la compagnie féminine adoucit leurs journées et leurs devoirs. Jusqu’à l’arrivée du chef SS, responsable de cette opération.

Cet épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale n’a été mis au jour qu’en 2012 – année où Margot Wölk, 95 ans, a révélé avoir été l’une des jeunes recrues allemandes, contraintes pendant deux ans de goûter les repas d’Hitler, alors réfugié dans son bunker. Sa petite histoire, éclairant la Grande Histoire d’un jour nouveau, a inspiré à Rosella Postorino un roman, à partir duquel a été écrit le scénario de ce film qui épouse le point de vue des femmes – victimes directes ou collatérales de la guerre des hommes. En se concentrant sur leur microcosme, il incite à réfléchir aux dynamiques oppressives du passé et du présent, ainsi qu’aux effets dévastateurs de la guerre en général. Un propos on ne peut plus actuel, au vu des conflits qui ravagent le globe, des vies, des peuples et des espoirs.

MeToo à l'opéra

L'OBJET DU DÉLIT

Jusqu'au 23 juin

Dans les coulisses d’une ambitieuse production de l’opéra « Les Noces de Figaro », les tensions montent lorsqu’une accusation d’agression sexuelle éclate, mettant en péril la production et forçant chacun à prendre position. Les conflits d’opinion et de génération se font jour…

Le retour d'Agnès Jaoui devant et derrière la caméra

Pour certains, la vie est un drame, pour d’autres, elle est une farce. Tout est question de chance, mais aussi de point de vue, de façon de (se) la raconter. Tout chavire dans la routine pépère du grand maestro Igor (épatant Daniel Auteuil) le jour où, pour renflouer ses caisses, il décide de monter une énième adaptation des Noces de Figaro. Le hic, comme souvent, c’est l’oseille. En tout cas, c’est de là que tout part en sucette. Il s’avère rapidement que le financeur n’a qu’une motivation : imposer sa fille chérie dans le premier rôle, qu’importent ses talents de cantatrice. Oui mais… faute de trouver un « nom » à bas coût pour signer la mise en scène, voilà que ce poste essentiel échoit à une mannequin totalement néophyte en la matière. Complétons le tableau avec un ténor starlette viriliste, une équipe où des machinistes machistes côtoient des garçons en phase de déconstruction… Sans surtout oublier Cora, une activiste féministe à la voix d’or, qui aurait mérité d’avoir le premier rôle, reléguée à un rôle de délicieux Cupidon.

Le rideau peut s’ouvrir sur cette farce tragi-comique contemporaine qui va se jouer dans les coulisses d’un des opéras-bouffes les plus fameux, les plus intemporels – et les plus révolutionnaires du répertoire. À l’égal de l’œuvre lyrique, le film rivalise de tracasseries, de subtilité truculente, de piques sociétales – et tend un miroir salutaire à notre monde hyper-connecté, critiquant ses excès, ses biais, ses ravages quand l’émotivité prend le pas sur la pensée… Les gags à répétition font mouche, et renvoient le comique troupier à son masculinisme gras d’un autre âge, au profit d’une autre façon de penser le monde, pour peut-être l’améliorer. Et nous ? On rit de bonheur.

La saga Star Wars de retour

THE MANDALORIAN AND GROGU

À l'affiche jusqu'au 26 juin

La chute du maléfique Empire Galactique a précipité la dispersion des seigneurs de guerre impériaux à travers la galaxie. Pour protéger tout ce pour quoi la Rébellion s'est battue, la jeune Nouvelle République décide de faire appel au légendaire chasseur de primes mandalorien Din Djarin et son jeune apprenti Grogu.

The Mandolarian and Grogu signe le grand retour de la franchise Star Wars au cinéma depuis 2019 avec L’Ascension de Skywalker. Pedro Pascal reprend son rôle du Mandolarien Din Djarin, qu'il avait déjà dans la série. Aux côtés de Din, on retrouvera également le tout mignon (et puissant !) Grogu. Comme dans la série, Grogu, un bébé de la même espèce que Yoda, a été créé avec la technique de l'animatronique.

ÉVÈNEMENTS

SÉANCE CCVG

Projection unique /  Séance à 5€

Mercredi 10 juin - 14h30

COMÉDIE MODE D'EMPLOI

En présence d'Emmanuel Burdeau, critique de cinéma

Jeudi 11 juin - 20h30

SÉANCE CINÉCLATE

Cycle "Mauvais Genre"

Vendredi 19 juin - 20h30

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